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Trump, ou la victoire annoncée de la bêtise... PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Transitio   
Lundi, 06 Mars 2017 08:40

Trêve de modestie, tout était dans Transitio !

 

Trump, ou la victoire annoncée de la bêtise.


Les médias officiels se sont étonnés de la victoire de Trump. Mais en quoi était-ce si étonnant ? Pourquoi n'avaient-ils pu réaliser que la glorieuse Amérique, dominatrice mais si cool, ne ressemblait plus depuis déjà bien longtemps à ce rêve que l’on nous matraquait depuis l’enfance ? (J'y ai cru durant des années.)

Il suffisait pour cela d’aller chercher l’information ailleurs, dans la presse étrangère par exemple, y compris la presse américaine. Il fallait aussi aller jeter un œil sur les terribles réseaux sociaux.

Transitio avait traité de cela, à sa façon, toujours avec une petite pointe d’humour. Aviez-vous lu ces articles ?

Transitio avait même parlé du candidat malheureux, mais néanmoins fameux, le sénateur Bernie Sander, et ce, dès juin 2012 ! Bernie Sanders, le Mélenchon américain !

 

 

Ubu roi !


Oui mais voila, ce qui semblait impensable par les penseurs officiels s’est néanmoins produit. Le père Ubu a été élu président des Etats-Unis ! C'est effectivement le père Ubu, cet invraisemblable personnage de la pièce d'Alfred Jarry, qui vient tout de suite à l'esprit lorsque l'on pense à cet olibrius. Lisez par exemple cet article du journal Libération ou bien le site Délibéré, où la pièce d'Alfred Jarry est réécrite à la sauce Trump : Ubu Trump, Acte 1. L'image ci-dessous est très parlante...

Poster design for Ubiquitous Town exhibition. A re-interpreted version of Alfred Jarry's Ubu Roi. Donald Trump's golf course development in Scotland follows the story-line of the play

 

Et le pire est peut-être encore à venir !

 

Peut-être est-il enfin temps pour certains d’ouvrir les yeux et de se poser la question suivante, comme le fait si brillamment mais tardivement Henry Rousso (cet éminent professeur arrêté à la douane américaine, suite aux directives délirante d'Ubu-Trump), dans son article publié sur le Huffingtonpost : Les Etats-Unis sont-ils encore les Etats-Unis ?

Andy Borowitz l’écrivain américain, comédien, humoriste et acteur, qui a remporté le prix du National Press Club pour son humour dévastateur a fait la meilleure analyse du problème "Trump"en déclarant :

« Arrêter Trump n’est qu’une solution à court terme. La solution à long terme, qui est beaucoup plus difficile, c’est de réparer le système d’éducation qui a créé tant de personnes assez ignorantes pour voter Trump ».

 

 

Quid de la France ?


A présent, regardons un peu la France. N’est-il pas évident que (comme d'habitude) nous prenons le même chemin que les USA ?

Ne sommes-nous pas en droit de nous poser la même question que pour les USA ? : « La France est-elle encore la France ? ». Transitio se posait déjà la question à sa manière dans cet article "Pays merveilleux ou meilleurs des mondes ?".

Les symptômes sont pourtant bien là, très ressemblants à ceux constatés aux USA. L’école a fait son deuil depuis bien longtemps de sa mission d’éducation (voir le classement PISA). Il n’y a jamais eu autant de diplômés, mais l’école produit des diplômés dont la culture générale frôle le zéro absolu. Nos pauvres jeunes ignorent tout ou presque de l’histoire du pays et de ses institutions, et la plupart peinent à s’exprimer correctement par écrit (Les entreprises commencent à s’inquiéter des dégâts provoqués par les fautes d’orthographe de leurs employés. Une étude britannique a démontré en 2011 qu'une seule faute d'orthographe pouvait diminuer de moitié les ventes d'un site de e-commerce.) Le fléau du communautarisme à l’anglo-saxonne s’est répandu et a brisé en mille morceaux le contrat social. Et pire que tout, l’obscurantisme religieux fait des ravages.

Avec un tel constat, les "médias officiels", aussi appelés "médias mainstream", s’étonneront-ils encore du résultat des prochaines élections en France ?

Comment s’étonner que de pauvres hères en viennent à voter pour des candidats malhonnêtes, voire immondes, alors qu’ils nous plus aucun des outils essentiels pour penser, tout comme les malheureux citoyens de l’effrayant monde dépeint par Georges Orwell dans son roman 1984 ?

A sa manière, Transitio aura malgré tout, essayé de réfléchir sur des sujets aussi graves que la bêtise, l’opinion, le racisme, le pouvoir, le bien et le mal, la religion, l’argent et même les socialistes français ! (N'oubliez pas de cliquer sur les liens signalés par cette horrible couleur ).
Wink

Mais à quoi bon tous ces efforts, alors que nous sommes réduits à l'humiliante position de spectateurs impuissants, devant ceux qui fabriquent des réalités à coups d'informations ?

 


L’information, arme de conviction massive


Transition n’est qu’un modeste petit site perdu au sein des milliards de sites de la galaxie Internet. Il échappe même aux fourches caudines du décodex, cet outil immodeste fabriqué par le journal le Monde. Ceux qui "s'autorisent à penser" (comme disait Coluche), décident à présent dogmatiquement, quels sont les sites sérieux dont les informations sont fiables, comme par exemple le journal L'Opinion, le porte-parole du libéralisme triomphant (dont les 2 principaux financeurs se révèlent être Bernard Arnault et les Bettencourt, comme le révèle Médiapart), et quels sont les sites farfelus tenus par de dangereux conspirationnistes contrôlés par Poutine, diffusant de fausses informations, comme le bien connu blog "Les crises".

Inutile de vous dire combien cela irrite, lisez par exemple cet article sur ce site suisse "Arrêt sur Info".

On peut cependant comprendre la crainte de ces médias officiels, vis-à-vis de tous les trublions plus ou moins sérieux qui se lancent dans la guerre de l’information (il y a effectivement de très méchants trolls). Crainte partagée en janvier 2016 par l’ensemble des députés du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, qui avaient signé l'amendement n°CL387, visant à sanctionner plus durement les "hoax" (canulars) lorsque ceux-ci étaient suffisamment bien élaborés pour troubler la paix public, ou risquer de la troubler (Cet amendement a depuis été retiré).

L’information est devenue une arme plus puissante que le savoir, car peu importe à présent qu’une information soit vraie où fausse. Seule compte la force de conviction de l’émetteur. Qui parle ? D’où parle-t-il ? Ceux qui savent manier cette arme savent qu’il leur suffit presque de dire, pour que cela soit. C’est le triomphe de la parole performative (dire c’est faire), voire pire encore celui de la parole d’essence divine "Que la lumière soit !". Les leaders de ce monde, aussi stupides qu’ils puissent être (ou avoir l’air d’être), possèdent à présent l'incroyable pouvoir de dire et fabriquer la réalité, grâce à la maitrise de l'information.

The prisoner. We want information !

En 2002, Karl Rove, le sinistre conseiller de Bush, expliquait au journaliste américain Ron Suskind :

"Nous sommes désormais un empire, et quand nous agissons, nous créons notre propre réalité. Et pendant que vous étudierez cette réalité – de manière judicieuse, sans aucun doute – nous agirons à nouveau, créant d’autres nouvelles réalités, que vous pouvez étudier également, et c’est comme ça que les choses se régleront. Nous sommes les acteurs de l’Histoire… et vous, vous tous, il ne vous restera qu’à tout simplement étudier ce que nous faisons."

Qu’y a-t-il donc d’étonnant à ce que le 22 janvier 2017, la conseillère à la Maison Blanche Kellyanne Conway ait volé au secours du porte-parole de la Maison Blanche Sean Spicer à propos des mensonges de celui-ci, en assurant qu’il ne s’agissait pas de “mensonges” mais d'”alternative facts”, soit de “faits alternatifs” ? Lire cet article sur le site des Inrocks.

C’est ainsi qu’une information mauvaise devient une information fausse…

Mais Transitio, du fond de son maquis, vous avait déjà expliqué tout cela dans ces précédents articles. Avez-vous lu celui-ci ? : Propaganda : information ou ingénierie sociale ?

 

 

Et la transition énergétique Transitio ?


Vous aurez remarqué chers lecteurs, que Transitio, au fil des ans, s’est quelque peu éloigné de son premier sujet de préoccupation, à savoir la transition énergétique.  Quoi de plus normal ? Là aussi les fabricants de réalités alternatives ont gagné. Lisez plutôt cette article de Transitio : Transition énergétique vers la dépendance.

Que ceux qui préfèrent dormir tranquilles se rassurent et lisent par exemple cette interview du président d'Engie, Gérard Mestrallet, dont l'objectif est d'être le leader mondial de la transition énergétique. Quant à ceux qui ont une perception plus fine de la réalité, peut-être ne leur reste-t-il plus qu'à se préparer au pire ?



A suivre sur Transitio ? Wink


Mise à jour le Mardi, 20 Juin 2017 14:06
 

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